Le Maroc accueille une nouvelle fois l’un des plus grands exercices militaires du continent africain. Jusqu’au 8 mai prochain, les Forces Armées Royales (FAR) et les Forces armées américaines organisent conjointement la 22e édition de l’exercice African Lion 2026, sous les Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’État-Major Général des Forces Armées Royales.
La cérémonie officielle de lancement s’est tenue ce lundi au siège de l’État-Major de la Zone Sud à Agadir, en présence de représentants des pays participants. Elle a été coprésidée par le Général de corps d’armée Mohamed Ben Ouali, Chef d’État-Major de la Zone Sud, et le Général de division Daniel Cederman, commandant adjoint de la Task Force de l’Armée américaine pour l’Europe du Sud et l’Afrique.
Lors de cette rencontre, les responsables militaires ont présenté le concept global de cette 22e édition ainsi que l’ensemble des activités programmées dans plusieurs régions du Royaume.
Le Général Mohamed Ben Ouali a souligné que cet exercice constitue une étape stratégique majeure dans le renforcement du partenariat militaire entre les FAR et les forces armées américaines, ainsi qu’avec les armées des pays frères et amis participants.
Selon lui, African Lion vise à renforcer la coopération en matière de planification, à améliorer la préparation opérationnelle, à développer les expertises et à élargir les champs de collaboration dans plusieurs spécialités militaires.
De son côté, le Général Daniel Cederman a insisté sur l’importance du partenariat au cœur de ces manœuvres. Il a affirmé que les objectifs de cette édition sont clairs : accroître la préparation, renforcer l’interopérabilité et améliorer la capacité à mener des missions conjointes dans des environnements complexes.
Plus de 5.000 militaires prennent part à cet exercice, représentant près de 40 pays participants et observateurs. Les manœuvres se dérouleront notamment à Benguerir, Agadir, Tan-Tan, Taroudant, Dakhla et Tifnit.
Le programme comprend des exercices tactiques terrestres, maritimes et aériens, de jour comme de nuit, des opérations aéroportées, un exercice des forces spéciales ainsi qu’un exercice de commandement sur le terrain.
Cette édition se distingue également par l’intégration de nouveaux domaines stratégiques comme l’espace, la guerre électromagnétique et le cyberespace, avec l’utilisation renforcée des systèmes aériens sans pilote dans la planification et l’exécution des opérations.
Des entraînements face aux armes de destruction massive sont également prévus, ainsi que des actions humanitaires et médicales au profit des populations locales, notamment dans la commune rurale d’El Fayd à Taroudant grâce à un hôpital militaire de campagne, ainsi qu’à Dakhla.
En amont des manœuvres, une phase académique a été lancée depuis le 20 avril et se poursuit jusqu’au 30 avril. Elle repose sur 20 modules spécialisés consacrés aux technologies émergentes comme les drones, la cybersécurité et les opérations spatiales, afin de préparer efficacement les participants aux phases opérationnelles.


